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Constantin Dabiré (2e à partir de la droite) a invité les participants à poursuivre la réflexion et faire davantage de propositions.

Constantin DABIRE, conseiller spécial du Premier ministre burkinabè chargé des Infrastructures, a levé hier un coin du voile sur son ouvrage au Centre africain de management et de perfectionnement des cadres (Campc), sis à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.’

Le partenariat public-privé comme alternative au financement des infrastructures publiques performantes : mythe ou réalité ? ’’.  De l’étude menée sur un échantillon de 29 projets réalisés en Ppp dans l’espace Uemoa entre 1996 et 2016 par Constantin Dabiré, il ressort dans l’œuvre que 76 % des infrastructures dans sept pays de l’espace communautaire-hormis la Guinée-Bissau-ont entièrement été conduits à leur terme, 73 % de ces réalisations ont accusé des retards dont la moyenne est de 16 mois.

                                                                          Légende : Constantin Dabiré (2e à partir de la droite) a invité les participants à poursuivre la réflexion et faire davantage de propositions.

L’étude a également montré que 82 % des projets ont enregistré un surcoût avec une moyenne de 10 milliards de FCfa. C’est pour faire face à ces défis que Constantin Dabiré préconise que le Ppp ne soit plus lancé sur la base de la seule question du financement et qu’il faut désormais aller au-delà de l’État et de l’opérateur ou du prestataire de services, pour aussi faire asseoir les bénéficiaires autour de la table et favoriser la convergence des points de vue. Surtout que le niveau d’endettement n’a pas véritablement d’impact sur la performance du projet, selon lui. « Il ne faut plus faire juste pour faire. Pourquoi aller à un Ppp s’il n’est pas compétitif et performant ? », s’interroge-t-il.

Le conseiller spécial du Premier ministre burkinabè chargé des Infrastructures a aussi invité les États à s’outiller d’avantage face aux partenaires privés qui arrivent avec des experts habitués aux instruments internationaux. Il a, toutefois, reconnu qu’il ne faut pas trop en imposer au privé pour éviter que la qualité des infrastructures en pâtisse. Les propositions formulées par Constantin Dabiré ont été appuyées par Dramane Diarra, chef du service de la surveillance au Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers de l’Uemoa (Crepmf / Uemoa). Mais aussi par Capo Zinsou, consultant international en gestion financière. En outre, la conférence a enregistré la participation de plusieurs personnalités dont Prof Joseph ASSI-KAUDJHIS, DG du Campc. Et chacun des participants a pu se faire dédicacer l’ouvrage.